(JPG) Les Étudiants FGTB s’associent au mouvement de contestation initié par la FEF, la CGSP enseignement et le Setca-Sel au sujet de l’avant-projet de décret restreignant l’accès des étudiants étrangers à certaines filières.

Il aura fallu attendre que des centaines d’étudiants sortent dans la rue crier leur mécontentement pour que nos ministres de l’enseignement daignent se soumettre aux procédures démocratiques de concertation ! Jusque là, cet avant-projet de décret frisait l’illégalité ! En effet, les procédures OBLIGATOIRES de concertation n’ont pas été respectées (texte adopté en 1ère lecture sans consultation des organisations représentatives des étudiants, abscence de dialogue et d’espace de négociation...) !

Les mécontentements sont déjà légitimes d’un point de vue purement formel.

Mais les objections concernent aussi la teneur de cet avant-projet de décret ; pour les Étudiants FGTB, les motifs de rejet sont nombreux :

Solutions proposées inadaptées aux problèmes (source principale : le système d’enseignement français et ses barrières qui poussent des étudiants à venir en Belgique) Traitement généralisé de situations particulières (alors que les filières de kinésithérapie, par exemple, connaissent des difficultés très différentes de celles d’ergothérapie...) Prise en compte injustifiée de certaines filières Perte de personnel pour les Hautes Écoles SANS aucune mesure de reclassement ! Risque de disparition de certaines formations (podologie) voire mise en péril (à plus long terme) de certaines Hautes Écoles Entrave à la liberté d’accès aux études ! Entrave à la mobilité étudiante ! Pas de réelle progressivité de mise en oeuvre de cette réforme Les études visées par ce décret sont limitées (7)... mais ce dans un premier temps et sans garantie que ça ne changera pas Le critère de sélection pour faire partie du quota des 30% est INJUSTE (1er arrivé = 1er servi) ! Flou administratif pour la reconnaissance de la qualité d’ « étudiant étranger résident » ...

Malgré tout, la problématique est bien réelle. Principalement pour les facultés de médecine vétérinaire et celle de kinésithérapie (risque de pénurie en Belgique...). Conscients de la situation, nous soutenons que d’autres pistes existent pour solutionner la question.


-  Il faut tout d’abord analyser la situation de manière à prendre en compte les spécificités propres à chaque filière.

-  Mettre en place un FONDS COMPENSATOIRE A LA MOBILITÉ (principe : chaque pays contribue au fonds de manière proportionnelle au nombre d’étudiants qu’il envoie à l’étranger et reçoit en retour un montant proportionnel au nombre d’étudiants qu’il forme sur son territoire. Le rapport « étudiants à l’étranger- étudiants étrangers » est pondéré suivant le coût réel des études par pays).

-  Arriver à un VÉRITABLE REFINANCEMENT DE LA COMMUNAUTÉ FRANCAISE afin d’octroyer aux écoles les moyens qui permettront de parvenir à un enseignement de qualité, accessible et égalitaire.

-  Encadrer cette réforme par des mesures qui permettent un accès pour tous à l’éducation, sans discrimination et surtout une véritable égalité des chances face au savoir !!!

ACTIONS PREVUES :

Manif :

22 février 2006 Tournai

09 mars 2006 Namur

14 mars 2006 Mons

22 mars 2006 : Bruxelles

29 mars 2006 : Charleroi

Remarque :

Il apparaît, suite à différentes déclarations dans la presse, que Marie-Dominique Simonet prépare une « rationnalisation » de l’enseignement supérieur dans sa globalité. On entend parler de « NORMES DE MAINTIEN » qui établiraient un nombre minimum d’étudiants pour maintenir ouverte une section ou l’autre (cette mesure conjuguée au « décret de limitation des étudiants non résidents » pourrait précipiter la fermeture de certaine formation...), de réforme du décret dit « Haute École » de 1995 et du décret dit « Financement » de 1996,... Le tout sans consultation préalable bien entendu ! RESTONS VIGILANTS !!!

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tract Étudiants FGTB pour la manifestation étudiante du 22 mars 2006